A l’instar en Mathématique des Axiomes, on peut distinguer le fait de démontrer (obtenir de l’irréfutable, de l’objectivité) de celui de prouver (apporter des preuves par l’expérience, une partie plus subjective) Quand une personne se plaint d’une problématique, il y a toujours une part objective (douleur, blocage, trouble de fonctionnement, souffrance…) et une part subjective (peurs, besoin du problème pour x raison, volonté/capacité de s’en sortir ou pas, placebo…) Le soin devra tenir compte de l‘élément objectif (bilan, examen, radios, scanner, tests…) et de l’élément subjectif (la perception de la personne de son problème, son expérimentation de cela, l’origine du problème…
Si une personne consulte pour une souffrance physique, par exemple une épaule droite gelée, d’où vient cette problématique ? Cette souffrance a-t-elle une origine ligamentaire acromio-claviculaire ou une origine cervicale ou une origine osseuse type ostéoporose ou…et là il existe beaucoup de moyens, d’appareils pour analyser cette souffrance et la définir. Mais peut-être l’origine est émotionnelle hépatique type révolte refoulée ou mentale hépatique type non choix de cette vie qui ne convient plus avec une envie de défoncer tout cela avec un coup d’épaule et là il n’y a pas d’appareil pour définir cela. Par contre il y a des tests en Neuro-training, en Kinésiologie, en MTC qui pourront le faire Donc oui, nous ne savons pas tout, et tant mieux, et chacun à sa place dans l’arsenal thérapeutique. Le principal étant de définir le Contexte d’origine du problème et de l’éliminer afin que la personne puisse vivre sa vie comme elle veut. Quand je lis qu’il n’y a pas de preuves scientifiques pour prouver l’efficacité de telle ou telle pratique (Homéopathie, Neuro-Training, Kinésiologie…) la Science doit aussi tenir compte de l’expérimentation subjective par la personne de sa problématique et le fait que ‘‘ce soin’’ lui enlève son mal devient la partie objective.
Oui le placébo existe et tant mieux, il y a même le nocébo (effet secondaire du placébo) ! Quand mon berger allemand de 12 ans a du mal à se lever et qu’après une échelle en 9/15/30CH de Rhus Toxicodendron il gambade comme un jeune chien, tant mieux. Je lui ai parlé du placébo, il m’a mordu
L’effet prouve l’efficacité du soin. Du coup beaucoup de vétérinaires le donnent ! Quand une personne souffre, son incapacité à fonctionner comme elle voudrait est bien réelle, et même si l’IRM ou radio ne montrent pas de lésion structurelle de ce genou, la souffrance de la personne est là et il faut en tenir compte. Et quand on dit à cette personne « c’est dans votre tête », et bien « oui » et dans le corps aussi. Comme le dit si bien la théorie du Yin-Yang : « une chose ne peut exister sans son opposé et chaque chose porte en son sein le germe de l’autre, ce qui crée le mouvement et donc la vie ». L’objectif ne peut exister sans le subjectif et inversement ! On ne peut définir le bien que par opposition au mal, comme le matériel et l’immatériel, le prouvé et le non prouvé. Le corps ne peut exister sans l’esprit, et si on rejette l’un, on rejette l’autre. Les croyances ont besoin de preuves pour exister. Si on peut prouver, c’est évident. Donc les croyances ont besoin d’évidence. Donc on peut croire à quelque chose qu’on ne peut pas prouver mais qu’on expérimente. Certaines personnes ne veulent pas pratiquer certaines disciplines (Neuro-Training, Hypnose, Sophrologie, autre) car elles disent qu’elles n’y croient pas et elles justifient cela en se disant « Cartésiennes ». Elles n’ont pas expérimenté, n’ont pas la preuve de l’efficacité ou l’inefficacité de la discipline et elles n’y croient pas. Cartésien vient de René Descartes, mathématicien français, et sa théorie du dualisme de l’esprit et du corps qui a influencé les philosophies occidentales. Pour lui le mental peut exister indépendamment du corps et le corps ne peut pas penser, alors qu’en fait il est évident que la perception mentale influence notre ressenti corporel (peur au ventre avant un examen) et que notre ressenti influence notre esprit A l’évidence, les personnes qui ne croient pas à ce qui est différent de leur système de croyances ont peur de découvrir qu’il existe autre chose que leur réalité contrôlée. Elles ont simplement peur de ne pas pouvoir contrôler. Or, quand on ne fait que contrôler, on ne fait que mélanger ce qui existe déjà, on n’apprend rien.
Et le cerveau a besoin de prendre plaisir à apprendre, cela stimule ses Voies de Récompense Cérébrale, ses neurotransmetteurs.