On ne peut pas comprendre pourquoi il y a un changement dans la réponse d’un muscle sans avoir compris le phénomène des «réponses de défenses».
Le système nerveux de l’homme est conçu pour s’adapter au changement de la manière la plus efficace et la meilleure qui soit. Pour expliquer ce phénomène, nous allons voir comment le cerveau produit cette réponse de défense.
Le mot STRESS n’est d’ailleurs pas le bon terme pour décrire ce qui se passe dans notre cerveau ou en nous.
Un terme mieux approprié serait DETRESSE.
En fait, il s’agit de notre réaction au stress plutôt que du stress lui-même.
Nous sommes faits pour fonctionner dans des situations stressantes. Le stress est tout simplement le défi que nous lance la vie pour nous inciter à nous lever et à agir et cela va provoquer une réaction interne.
C’est cette réaction qui s’appelle la détresse.
Toujours sur le qui-vive
II n’est pas nécessaire d’aller trop loin pour provoquer des réactions de détresse.
Pour nous tous, sans exception, il suffit de subir les effets d’une vie de contraintes et de désaccord.
A peine avons-nous fait l’expérience de cette situation stressante que nous apprenons à nous en protéger.
Toujours aux aguets dans l’anticipation de ces contraintes, nous sommes constamment prêts à les combattre, qu’elles soient réelles ou imaginaires.
Cette réaction de défense entraîne une modification qui s’opère au niveau du cerveau et cela nous empêche de fonctionner de façon normale.
Schémas de comportement
Ces modifications cérébrales en réponse à toute réaction de détresse peuvent rapidement devenir une réponse habituelle qui se traduit par des “schémas de comportement répétés” dont nous désirons souvent nous
débarrasser.
Mais qu’est-ce qui se modifie dans le cerveau, et comment pouvons-nous y remédier ?
La réponse à ces questions demande quelques connaissances fondamentales du fonctionnement du cerveau.
Les deux hémisphères cérébraux collaborent pour créer une base de référence nous permettant d’apprendre
par comparaison chaque fois que nous recevons une impression différente des choses.
Pour cela, il faut que les hémisphères cérébraux puisse se communiquer mutuellement leurs vues différentes.
Cette communication se fait au niveau de la connexion neurale qu’est le corps calleux. Le corps calleux fonctionne comme un relais entre les deux hémisphères et assure la communication entre les diverses fonctions qui sont exécutées à n’importe quel moment donné.
Chaque hémisphère peut bloquer ou éliminer totalement n’importe quelle quantité ou type de signal transmis par le corps calleux.
En temps ordinaire, ce genre de blocage sert à maintenir un certain équilibre dans le transfert de signaux.
Quand les circonstances deviennent anormales, ces signaux peuvent être si limités que les fonctions
cérébrales naturelles en sont compromises.
Le cerveau fonctionne dans des circonstances anormales chaque fois qu’il s’imagine être attaqué.
Notre instinct le plus puissant est celui de survivre à n’importe quel prix, même au prix de notre système nerveux. En mode de défense, le corps a besoin de ce sang pour combattre ou fuir.
Le cerveau réduit alors délibérément l’activité du corps calleux et n’irrigue que ses propres centres vitaux pour pouvoir fonctionner avec un minimum de ressources.
En mode de survie, le cerveau n’utilise qu’une partie de sa structure pour maintenir sa propre existence et cela va être à l’origine de troubles ‘‘dys’’.
Tourner au ralenti
Les recherches les plus récentes sur le fonctionnement du cerveau semblent indiquer que le reste du cerveau reçoit de certaines aires l’ordre de «tourner au ralenti»
Pour pouvoir évaluer la nécessité de tourner au ralenti, il faut que ces aires soient en relation avec les deux hémisphères et elles doivent elles-mêmes pouvoir réduire leur propre consommation d’énergie.
En mode de défense, c’est l’hémisphère gauche qui gère toutes nos actions et il n’est pas surprenant que ces aires se trouvent précisément dans l’hémisphère gauche.
Quand l’ordre de tourner au ralenti est lancé, le corps calleux interrompt la transmission des signaux à l’hémisphère droit et aux lobes frontaux des deux hémisphères. Le sang qui irriguait ces parties du cerveau est maintenant disponible pour les muscles, pour assurer notre défense.
Malheureusement, maintenant le cerveau réagit en fonction de la mémoire et non plus en fonction de l’intégration des données ou des nouvelles options.
Il en résulte une répétition du mode de défense précédent, qui lui-même reproduit le mode de défense antérieur, etc. Les lobes frontaux qui, en temps normal, créent les options les mieux adaptées à la menace immédiate, ne sont plus capables d’influencer les actions du cerveau.
Cette réaction de défense est donc une réaction normale et lorsque la menace s’est éloignée tout se régularise ... ou devrait se régulariser.
Le problème est précisément que la régularisation ne s’effectue pas toujours, et nous nous trouvons bloqués en permanence en mode de survie.
Quelles en sont les conséquences?
Le nombre de situations perçues comme menaçantes augmente sans cesse, et nous finissons par devenir EXPERTS à ce schéma de réaction qu’est la Détresse.
Et avec l’expertise, vient l’HABITUDE de rester en mode de défense - CONSTAMMENT. Par la suite, si nous désirons utiliser une autre fonction du cerveau (apprendre, par exemple) la tâche ne sera pas facile car les deux hémisphères cérébraux ne collaborent plus, ou ne sont pas totalement activés.
Nous manquons de concentration, de clarté d’esprit, de mémoire
Nous ne sommes même plus capables de coordonner de simple tâches.
Il nous faudra peut-être lire le même paragraphe plusieurs fois avant d’en comprendre le sens.
Alors, que faire? >> Rééduquer le cerveau
La solution est en deux parties.
* Il faut attirer le sang dans les aires qui n’ont pas été suffisamment irriguées.
* Il faut d’abord apprendre au cerveau à ne plus aller en mode de défense (détresse). Fort heureusement, ces deux actions se soutiennent mutuellement et peuvent être effectuées simultanément.
Se libérer du stress émotionnel
Le sang afflue à toute partie du corps activée par le toucher.
Si nous voulons faire affluer le sang aux lobes cérébraux frontaux pour les activer, il suffit de se tenir le
front. Cela permet de planifier, d’organiser la situation
Si ce sont les lobes occipitaux que nous voulons activer, nous touchons l’arrière de la tête.
Cela permet de voir la situation sous un autre angle
Tenir Fronto-Occipital fait affluer le sang à ces aires cérébrales et stimule leur fonction pour faciliter le processus de réflexion aidant à trouver une meilleure solution pour échapper à la menace.